Évangile selon saint Luc
Karozoutha de Louqa'
Le Damier de Damiers
L'Évangile selon saint Luc peut parfois sembler déroutant dans le déroulé de son contenu. Pourtant, une fois sa structure rétablie, tout reprend du relief et l'on comprend la progression de tout l'ensemble de ce chef-d’œuvre : Un beau damier très précis dont les échos paraissent inépuisables du début à la fin de cet Évangile. Cependant, la tâche n'a pas été facile pour le compositeur car il a intégré plusieurs perles venant de différents colliers "conçus" en amont par d'autres compositeurs (on pense par exemple aux colliers de A venant nécessairement des femmes, car seules présentes comme témoins).
L'ensemble est donc un damier de 6 ensembles se présentant de cette manière :
De plus chaque ensemble (lettres A,B,C,D,E,F) est lui-même un damier représenté comme suivant :
Ainsi l'ensemble global va nous donner :
Étant limités par la place pour représenter, vous pouvez imprimer chaque ensemble (délimitation et titre des perles visibles) sur du A4 et les disposer ainsi :
Enfin, vous pouvez trouver le détail des perles des colliers qui, rappelons-le, était notre point de départ pour déterminer la structure de cet Évangile. En effet, la démarche, comme toujours, est de commencer à déterminer la 1ère perle en commençant par Lc 1,1 en cherchant la structure détaillée de la perle. Puis nous cherchons la 2ème perle et ainsi de suite, et nous voyons que les perles se répondent très précisément, souvent même entre "fragments de perles". Ainsi nous déterminons des colliers très solides, qui ensuite vont se répondre entre eux bien souvent perle à perle. Nous déterminons ainsi les 6 petits damiers.
Enfin, reste à disposer ces 6 petits damiers et vérifier-savourer que tout fonctionne bien!
Ci-dessous les détails des perles :
Réflexion
Maintenant que nous avons pu contempler ce beau damier, nous sommes obligés de nous interroger sur au moins un élément: Comment est-ce possible de composer un tel damier qui est composé lui-même de petits damiers. Nous voyons que nous pouvons nous déplacer de cases en cases du début à la fin du damier et nous avons comme l'impression que nous retrouvons toujours les mêmes colliers et les échos fonctionnent de perle à perle sur tout le damier. L'hypothèse peut être la suivante : un petit damier a d'abord été composé, et il a servi de "trame" pour tout le reste du gros damier. Ainsi, les échos sont "faciles" à réaliser car c'est comme si le compositeur avait toujours utilisé le même petit damier, qu'il a décliné un peu différemment selon différents thèmes. Si c'est le cas, reste à savoir quel est le petit damier qui a servi de modèle. On peut hésiter sur 2 possibilités quand on regarde précisément les détails des perles et colliers. En effet, on remarque que les petits damiers A et F sont très "fins", qu'ils sont très bien structurés et plutôt bien équilibrés dans la "grosseur" des perles qui sont d'ailleurs parfaitement en échos entre elles. Personnellement, mon cœur pencherait plutôt vers A. Pourquoi? Simplement parce qu'il a été composé par au moins une Femme : la Très sainte Vierge Marie! C'est Elle ou Elizabeth qui ont pu "rapporter" la perle du Magnificat. Pour toute la "partie de l'enfance de Jésus" les seuls témoins étaient ses parents et le cercle de la parenté. D'ailleurs Marie était la seule à être "témoin" et, à la fois à la Visitation et, au recouvrement de Jésus au Temple. Il est donc bien probable et cohérent que A soit le damier primitif pris comme modèle. De plus, la bienséance et la sainteté de la Vierge Marie "n'obligeait"- elle pas en quelque sorte Luc à lui laisser la "primauté"? Cela reste un avis personnel donc, une question pouvant être encore débattue ou ruminée (selon les voies de Dieu pour chacun) !
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