Épître de saint Jacques - Yaqob

 

 

L'épître de st Jacques est célèbre notamment car elle n'est pas acceptée dans le canon des Écritures de certains chrétiens.

Nous allons voir justement que sa structure rentre dans tous les canons de l'oralité hébréo-chrétienne autant par sa forme (4 menorah très proches en échos) confirmée par l'araméen, que par la place de Dieu centrale dans toutes les menorah qui nous fait apparaître des centres forts cohérents.

Les détracteurs de cette épître prétextant qu'elle ne parle pas de Dieu sont donc dans l'erreur puisqu'Il occupe la place centrale, comme nous allons le voir.

 

 

Ci-contre la structure de l'épître dans une première représentation : 

Détail des colliers-menorah et de leurs perles

 

 

Nous voyons donc apparaître 4 menorah qui ont un enchaînement quasiment identique. La différence la plus visible au premier abord est la première perle. En effet, A et C touche à la Sagesse, alors que B et D traite de la Folie de la richesse (la non-Sagesse).

Pour rappel, une menorah a un centre et les branches sont en échos selon le schéma ci-dessous (en rouge). De plus ici, nous voyons que nous avons aussi des échos entre perles de chaque côté de la menorah selon la perle centrale de chaque côté (en bleu) : 

Comme nous le voyons, ces menorah sont très proches et d'ailleurs toutes en échos les unes des autres et très difficiles à distinguer si l'on souhaite les mettre par paires. Nous pouvons donc aussi les présenter comme un carré où elles communiquent toutes: 

Cette disposition demeure assez incroyable car elle n'est pas forcée et on ne sait plus dans quel sens la prendre. Cherchons donc la cohérence. Pourquoi Jaqob a-t-il composé un ensemble en 4? Pour la symbolique du chiffre 4, elle est connue et n'a qu'un sens dans la culture hébraïque : 4 représente les points cardinaux et renvoie donc à toute la surface de la terre, toutes les directions. Nous retrouvons cette symbolique par exemple dans l'Apocalypse avec les chevaux qui partent dans les 4 directions. Ici, nous avons dès le premier verset de l'épître, la confirmation de la symbolique du 4 en Jc 1, 1 où Jacques s'adresse "aux 12 tribus qui sont dispersées parmi les peuples". Quand nous reprenons l'araméen, nous constatons qu'il ne s'agit pas de "dispersées" mais plutôt de "disséminées" comme des semences que l'on sème aux 4 vents. La racine zr'' est bien la même racine que pour la semence. Donc le verbe en français "disséminer" reflète bien le caractère de semer. Nous comprenons donc maintenant la cohérence de cette épître: Jacques, évêque - responsable de l'Église de Jérusalem (Jacques le Mineur comme nous le dit la Tradition) s'adresse aux 12 tribus (judéo-chrétiens) qui ont été envoyées aux 4 vents pour semer la Parole, pour annoncer le Christ (Dieu qui est présent dans les centres des 4 menorah). Ce caractère de "semer" est très présent notamment dans la dernière menorah D où l'on retrouve "le laboureur", "les moissonneurs", "la pluie qui permet à la terre de donner son fruit". Évidemment, cela confirme une fois de plus que la "forme" de la structure orale est en cohérence avec le "fond". 

 

Nous allons donc représenter d'une meilleure manière notre épître selon les 4 points cardinaux. Le choix de la disposition est simple à faire: nous mettons l'avènement du Seigneur à l'Orient, soleil levant : 

Maintenant que nous avons correctement présenté cette épître, il est intéressant de remarquer que nous avons une verticale avec le Père des cieux qui envoie son Esprit et sa Grâce en nous (relation verticale, transcendantale) et que nous avons comme horizontale Jésus- Miséricorde annoncé par les prophètes qui va revenir (relation horizontale, miséricorde et relations avec le prochain). Nous ne l'avions pas mentionné, mais nous retrouvons bien Dieu-Trinité (Père, Fils, Saint-Esprit) dans les centres des menorah. C'est donc bien Dieu qui va être semé aux 4 vents, dans le cœur de toutes les nations.